Club des 600. C.Di Dio Balsamo : « Angers c’est ma deuxième famille »
06 Juil 2026 12:21 / A LA UNE, ACTUALITÉS
Présent en Ligue Magnus depuis 2011-2012, Cédric Di Dio Balsamo est le 16ème joueur à atteindre la barre des 600 matchs dans le championnat français. L’attaquant retrace son parcours et ses plus beaux souvenirs dans le seul championnat élite qu’il a connu au cours de sa carrière.
Crédit photo : Ducs d’Angers
Tu viens de franchir la barre des 600 matchs après 15 saisons passées en Synerglace Ligue Magnus. Qu’est-ce que ces chiffres représentent pour toi ?
Je ne m’y attendais pas. Je ne sais si je suis content car cela veut dire que je vieillis (rires). Je vais essayer de rester le plus longtemps possible au plus haut niveau. Ces chiffres ne représentent pas grand chose pour moi, car ce que je kiffe c’est jouer au hockey donc je vais essayer de jouer encore le plus longtemps possible.
Tu te souviens de ton tout premier match dans l’élite ?
Ouah, avec Briançon en 2011 mais je ne me souviens plus contre quelle équipe c’était. En revanche, je me rappelle que j’étais très excité, j’avais beaucoup de pression. Le coach était Luciano Basile, j’avais 17 ans et j’avais encore la grille (rires), c’est tout ce dont je me souviens !
Tu as remporté trois trophées avec Briançon sur tes trois premières saisons en professionnel (Coupe de la Ligue (2012), Coupe de France (2013) et Champion de France (2014)). Est-ce que tu pouvais rêver d’un meilleur début de carrière ?
Non, c’était super et cela rappelle que des bons souvenirs. Le meilleur souvenir était la Coupe de France. Pendant l’échauffement, je ne m’échauffais même pas, j’admirais juste les tribunes avec le mur rouge des supporters de Briançon (rires). Gagner le championnat devant nos familles à Briançon avec la patinoire pleine à craquer, c’est quelque chose de dingue. En plus, à cette époque, mon meilleur ami Thibaut Farina était dans l’équipe aussi donc c’était fou de le partager avec lui.
En tant que natif de Briançon, est-ce qu’il y a une fierté particulière de gagner avec le club de sa ville natale ?
Ouais bien sûr, quand j’étais petit j’allais voir jouer mon cousin, Éric Blais, quand il était à Briançon. Je me posais dans les tribunes avec mes copains et je regardais tous les matchs. C’est quelque chose de fort de gagner pour sa ville, c’était incroyable.
Ton histoire avec Briançon se termine en 2016. Ensuite tu enchaînes deux saisons à Gap, une à Lyon avant de t’installer à Angers en 2019. C’était un choix personnel de connaître plusieurs équipes ?
Oui, je devais évoluer à ce moment, il faut du changement pour progresser. C’étaient des choix personnels. À Gap, il y avait Luciano Basile et le projet me plaisait, à Lyon également. Cela m’a permis d’évoluer en tant que joueur et personne à chaque étape. J’ai beaucoup évolué pendant ces années.
Tu as passé 7 saisons à Angers avec deux Coupes de France à la clé et une médaille d’argent en Continental Cup, comment tu décrirais ta relation avec le club et les fans de la ville ?
Je suis très attaché à Angers, j’ai créé ma vie de famille avec mes deux enfants nés dans cette ville. Avec les fans, je me suis fait des amis, des proches. Angers sera gravé à jamais dans mon cœur, c’est quelque chose de spécial. Comme je l’ai déjà dit, Angers est ma deuxième famille.
Tu as un souvenir marquant en particulier avec les Ducs ?
C’est le tout premier but à l’IceParc. Patrick Coulombe me fait la passe, je me retourne et j’envoie le palet dans la lucarne de Matija Pintaric. C’était le feu, pour ma première année chez les Ducs et pour le tout premier match de l’Angers IceParc donc il y avait une symbolique particulière. Aussi les deux Coupes de France que l’on a gagnées, c’était super. La finale à Cergy pendant le Covid puis surtout contre Grenoble, à Bercy, avec en particulier le but de Sami (Tavernier) qui avait dribblé tout le monde avant d’inscrire une lucarne de l’espace.
Cédric Di Dio Balsamo avec la Coupe de France à Bercy en 2025 (crédit : Ducs d’Angers)
Tu rejoins Amiens la saison prochaine. Quelles ont été tes motivations à rejoindre les Gothiques et qu’est-ce qu’on peut te souhaiter ?
Le projet m’a plu, il me fallait aussi du nouveau après 7 ans à Angers. J’ai encore envie d’évoluer. Les Gothiques jouent le haut de tableau, ils sont chiants à jouer (rires) donc avec mon profil de jeu ça peut bien matcher. En plus j’ai entendu que du bien de la ville et du club donc c’est top. Ce qu’on peut me souhaiter est de ramener la Coupe Magnus là-bas. Amiens est une vraie ville de hockey, les supporters sont à fond, toujours derrière les joueurs, ça va être incroyable. Je vais essayer d’apporter mon jeu et mon expérience, après 15 saisons passées en SLM. J’ai hâte d’y être et de découvrir tout le monde.
Est-ce que tu as vu évoluer la Ligue Magnus depuis tes débuts ?
Oui, ça a bien évolué. Il y a de plus en plus de très bons jeunes joueurs français qui arrivent comme Matias Bachelet, Adel Koudri etc. Puis les étrangers sont de plus en plus intéressés par notre championnat. Le jeu se développe aussi, ça va beaucoup plus vite, ça patine beaucoup. Avant c’était surtout des gros joueurs, ça frappait dans tous les sens c’était plus lent. Maintenant c’est bien plus rapide et tout le monde skate bien.
Justement, tu es réputé pour être un joueur très rapide, peut-être le plus rapide du championnat…
Je ne sais pas, on me le dit souvent après il y a d’autres joueurs plus rapides. Comme Jordann Perret par exemple quand il jouait en Synerglace Ligue Magnus, Dylan Fabre aussi. L’année dernière il y avait aussi Orrin Centazzo qui skate fort. Le plus rapide je ne pense pas mais l’un des plus rapides peut-être.
Avec quelle ligne tu as le plus performé au cours de ta carrière ?
Je dirais il y a 2 ans à Angers, avec Brodie Reid et Anthony Bardaro. On était complémentaire, Anthony faisait le jeu, Brodie notre buteur sur la ligne, on se trouvait facilement sur la glace. D’un point de vue personnel, j’ai mis 18 buts, c’est la saison la plus prolifique de ma carrière (35 points), donc sans hésiter je choisis cette ligne.
Cédric Di Dio Balsamo et Brodie Reid en 2023 (crédit : Ducs d’Angers)
Au cours de ta carrière, y a-t-il un entraîneur qui t’a particulièrement marqué ?
Oui forcément, Luciano Basile m’a marqué comme je l’ai dit avant. Et aussi Éric Blais dans ma formation avant l’élite, c’est grâce à lui que j’en suis là car il m’a bien formé.
Tu as un souvenir d’une causerie en particulier ?
Oui, je me souviens d’un speech de Luciano Basile en finale avec Briançon. C’est quelqu’un qui aime parler et il est très fort pour ramener les joueurs derrière une cause commune pour se donner à 100%. J’étais encore jeune, je ressentais les émotions dans son discours, j’avais les frissons quand il parlait.
S’il ne devait en rester qu’un, quel serait le plus beau souvenir de ta carrière ?
Je dirais la victoire au match 6 à Rouen pour remporter le championnat avec Gap en 2017. Cette année était incroyable, tout allait bien ! En plus c’était la dernière saison de notre capitaine, Marc-André Bernier, donc il y avait beaucoup d’émotions qui se mélangeaient.
Les Rapaces de Gap Champions de Synerglace Ligue Magnus en 2017 (crédit : Rapaces de Gap)
À l’inverse, y a-t-il un moment ou un match que tu aurais aimé éviter de vivre ?
Ça il y en a eu énormément. Surtout en 2022 quand on va en finale de Synerglace Ligue Magnus contre Grenoble. Je me suis cassé la main lors du deuxième match de la finale. Ensuite, voir les gars tout donner pendant que moi je regardais depuis le banc et étais impuissant, c’était dur. D’autant plus qu’on perd cette finale, donc la sensation était horrible.
C’est quoi le plus beau but que tu as marqué en match ?
J’’en ai mis des beaux ça c’est sûr mais je n’ai pas de joli but qui m’a réellement marqué dans ma carrière.
Dans quelle patinoire as-tu préféré évoluer durant ta carrière, et pourquoi ?
L’Angers IceParc est la plus belle patinoire de France. Les infrastructures, le show, l’ambiance cela forme un ensemble génial. Après il y aussi à René Froger car c’est ma ville mais en termes d’infrastructures je penche pour Angers. Pour moi l’IceParc est vraiment top, les alentours de la patinoire sont sympathiques aussi donc globalement elle est au dessus des autres.
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— Gothiques d’Amiens (@Gothiques_AHE) May 4, 2026
Cédric Di Dio Balsamo en bref
- Né le 27 mars 1994 à Briançon
- Français
- Attaquant
- Carrière en clubs: Briançon (2011-2016), Gap (2016-2018), Lyon (2018-2019), Angers (2019-2026), Amiens (2026-)
- Nombre de matchs en Synerglace Ligue Magnus : 633 (504 en saison régulière, 129 en phase finale) pour un total de 241 points inscrits dont 107 buts
- Palmarès : Ligue Magnus (2014, 2017), Coupe de France (2013, 2022, 2025), Médaille d’argent Continental Cup (2023), Coupe de la Ligue (2012)
Les interviews des membres du club des 600
- Sébastien Rohat, 806 matches (2003-2025)
- Loïc Lampérier, 803 matches (Depuis 2007/2008)
- Clément Masson, 725 matchs (Depuis 2005/2006)
- Kévin Dusseau, 712 matchs (Depuis 2010/2011)
- Christophe Tartari, 703 matches (2002-2022)
- Romain Gutierrez, 664 matchs (Depuis 2009/2010)
- Robin Gaborit, 662 matchs (Depuis 2008/2009)
- Florian Chakiachvili, 645 matchs (Depuis 2009/2010)
- Nicolas Arrossamena, 636 matchs (2008-2024)
- Julien Correia, 605 matchs (2005 – 2025)
- Damien Raux, 604 matches (2002-2020)
- Gary Lévêque, 603 matches (2002-2020)
- Marc-André Thinel, 602 matches (2005-2020)
- Anthony Mortas, 600 matches (1991-2012)











