Club des 600. Robin Gaborit : « Il n’y a qu’un seul club avec qui j’ai envie de gagner »
08 Juil 2025 10:05 / A LA UNE, ACTUALITÉS
Robin Gaborit a dépassé la barre symbolique des 600 matchs en Synerglace Ligue Magnus cette saison et entre dans le Club des 600. Il retrace sa carrière avec ses passages au Mont-Blanc et Briançon. Finaliste des playoffs, il évoque un sentiment de revanche et veut gagner la Coupe Magnus avec les Ducs.
Crédit photo : Hugo Guérin
Au mois de septembre, tu vas entamer ta 17ème saison en Synerglace Ligue Magnus. Que retiens-tu de toutes ces années au plus haut niveau ?
Je retiens les groupes et les victoires que j’ai pu avoir. On retient aussi les grosses défaites parce que c’est ce qui te motive à aller de l’avant. J’essaye de me dire que j’ai de la chance de faire ce métier et qu’il faut en profiter. Ce sera ma 17ème saison en septembre, je pense que j’en ai plus derrière moi que devant (rire).
Quel est le secret pour tenir sur la durée dans le championnat de France ?
Ce n’est pas très drôle ce que je vais dire mais c’est un peu de travail (rire). Il faut essayer de passer outre les blessures et il faut aussi rester au niveau. C’est également beaucoup de sacrifices que les gens ne voient pas, mais par exemple notre famille nous permet de faire ce métier car nous ne sommes pas très présents par moment. C’est le premier soutien !
Tu as débuté en Ligue Magnus dans le club du Mont-Blanc, pour après passer par Briançon. Que retiens-tu de ces 3 premières années en professionnel ?
Je suis arrivé au Mont-Blanc pour avoir du temps de jeu et progresser. C’est un choix que je ne regrette pas vu que j’ai pu faire les deux, jouer et progresser. Je suis très content de ces trois premières années. C’était de très belles expériences où j’ai pu grandir.
Des personnes t’ont marqué dans ta carrière ?
Oui, il y a eu des coachs et des joueurs. Quand je suis arrivé à Angers, Jay Varady m’a appris beaucoup de choses. Par la suite, Brennan Sonne l’a fait également. Ces coachs là te montrent la bonne manière de travailler pour performer. Après il y a beaucoup de choses à apprendre de tout le monde donc il faut savoir se nourrir du bon qu’il y a autour et en faire bon usage.
En 2012, tu rejoins Angers. Quel était ton objectif en arrivant dans ce club ?
Mon objectif était d’aider l’équipe à gagner des matchs. Je suis quelqu’un qui met le collectif avant ma petite personne. Mon but est de gagner des matchs de hockey et de ramener des trophées et je sais très bien que tout seul on n’y arrive pas, car on fait un sport collectif. Le club a su voir la personne que je suis et m’a donné sa confiance. C’est une mission que j’ai accomplie et dont je suis fier.
Cela fait 13 saisons que tu es à Angers. Tu as prolongé récemment, peut-on parler d’histoire d’amour entre toi et ce club ?
Entre moi et Angers ? Bien sûr ! Entre Angers et moi ? Ce n’est pas à moi d’y répondre (rire). Il n’y a qu’un seul club en France avec qui j’ai envie de gagner. Je vais le redire mais j’ai envie de gagner avec Angers et c’est tout !
Tu es capitaine de cette équipe depuis 2022. Ce rôle te plaît dans le vestiaire ?
Il me plaît énormément et il me fait surtout très plaisir car je pense qu’on m’a confié cette mission en sachant que je ne deviendrais pas une personne différente dans le vestiaire et auprès de mes coéquipiers si on me le donnait. Je suis quelqu’un qui est capable de prendre la parole même si je ne la prends pas pour rien non plus. Je prends ce rôle assez naturellement et je prends beaucoup de plaisir à le faire. J’ai envie d’écrire l’histoire aussi en étant le premier capitaine d’Angers à soulever la Ligue Magnus (rire).
Tu as beaucoup parlé d’esprit de famille cette saison, c’est important pour toi que tout le monde se sente comme dans une seconde famille ?
Je met un point d’honneur la dessus. Je pense que les équipes championnes sont sportivement de bonnes équipes mais sont avant tout de bons groupes humains et qui partagent des valeurs communes. Dans mon rôle de capitaine je fais attention à cela et même le club, dans son recrutement, fait attention à ce point. C’est donc un des ingrédients pour une recette parfaite !
Tu as remporté la Coupe de France à Bercy cette saison, tu as également participé à la finale des playoffs de Ligue Magnus. Comment tu te sens en sortant d’une saison comme celle-ci ?
A chaud, on est déçu parce qu’évidemment on a perdu la finale des play-offs. Il faut donc digérer. Mais avec du recul je pense que l’on peut être fier de ce qu’on a fait. On a ramené un trophée majeur cette saison et on a fait vivre de belles émotions à tous les Angevins et à nos familles. Ce groupe on va s’en souvenir toute notre vie. Il y a un gros sentiment de fierté mais aussi un gros sentiment de revanche puisque l’objectif ultime est la Coupe Magnus.
L’après-carrière, c’est dans un coin de ta tête ?
Oui j’ai quelque chose dans la tête. Aujourd’hui rien n’est fait, alors je ne préfère pas en parler. Si j’ai l’opportunité d’aider à mon échelle le club d’Angers, ce serait avec plaisir !
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
On peut me souhaiter de continuer à prendre du plaisir, beaucoup de victoires, d’avoir la santé et que les gens que j’aime soient heureux. Avec tout cela, je pense que je serais le plus heureux des hommes.
Ton meilleur et pire match en Synerglace Ligue Magnus ?
Alors là je ne sais pas du tout (rire). Il y a des matchs où tu vas marquer trois buts, oui c’est cool mais ça ne veut pas dire que c’est ton meilleur match.
Ta meilleure saison ?
Les saisons où tu gagnes sont les meilleures bien sûr ! En 2014, on gagne la Coupe de France à Bercy contre Rouen alors que nous étions outsiders et on ne regardait pas encore ces équipes dans les yeux. Cette année il y avait quelque chose de spécial dans notre groupe, on était une bande de copains et c’était très agréable de travailler ensemble au quotidien.
Ton plus beau but dans ta carrière ?
Le but en prolongation lors de la finale de la Coupe de France à Cergy-Pontoise contre Gap, ce n’est pas en Magnus mais c’est le plus important de ma carrière je pense. C’est quelque chose dont je me souviendrais toute ma vie !
Robin Gaborit en bref
- Né le 10 janvier 1991
- Français
- Attaquant
- Clubs en France (uniquement Synerglace Ligue Magnus) : Mont-Blanc (2008-2010), Briançon (2011-2012), Angers (Depuis 2012)
- Nombre de matches en Synerglace Ligue Magnus : 613 (487 en saison régulière, 5 en playdowns et 121 en playoffs), pour un total de 349 points inscrits dont 180 buts
Les interviews des membres du club des 600
- Sébastien Rohat, 742 matches (Depuis 2003/2004)
- Loïc Lampérier, 707 matches (Depuis 2007/2008)
- Christophe Tartari, 703 matches (2002-2022)
- Clément Masson, 676 matchs (Depuis 2005/2006)
- Kévin Dusseau, 605 matchs (Depuis 2010/2011)
- Damien Raux, 604 matches (2002-2020)
- Gary Lévêque, 603 matches (2002-2020)
- Marc-André Thinel, 602 matches (2005-2020)
- Anthony Mortas, 600 matches (1991-2012)












