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15/09/2020 10:04

Histoire des logos

Si l’équipe de Chamonix commença à arborer un chamois sur ses maillots peu de temps après sa création en 1911, ce fut uniquement à cause de son appartenance (en tant que section) au Club des Sports de la station de Haute-Savoie qui en avait fait son emblème.

La réelle volonté pour un club de hockey sur glace français de choisir un logo véritablement identifiant a été prise bien plus tard, lorsque l’ancien défenseur international Jacques Lacarrière décida en 1933 de créer une nouvelle équipe professionnelle à Paris. S’inspirant du surnom de la presse anglaise qui parlait à l’époque des « French Flyers » pour évoquer les joueurs venus régulièrement par avion de l’hexagone, il eut l’idée de baptiser son nouveau club du surnom original des « Français Volants de Paris ».

Toutefois, il faudra encore attendre jusqu’au début des années 1980 pour que l’adoption des logos se généralise dans l’ensemble du championnat de France élite, puis dans les divisions inférieures. C’est à la suite d’une proposition du journaliste Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, faite à tous les présidents de clubs, que l’on assista à cette généralisation. Le but étant de donner ainsi une image plus moderne du hockey sur glace français. En effet, suivant l’exemple des pays anglo-saxons, les présidents des clubs de l’époque acceptèrent de choisir des emblèmes particuliers en s’inspirant notamment de leur histoire locale.

Ce fut par exemple le cas du club de Viry-Châtillon qui opta pour les « Jets » après avoir découvert que le premier aérodrome français fut construit sur la commune de l’Essonne. En ce qui concerne le club de Rouen, le choix du dragon fut lié à une légende allégorique qui racontait qu’au VIIe siècle, Saint-Romain, un saint patron de Rouen, aidé d’un condamné à mort, avait réussi à débarrasser la ville du dragon qui terrifiait la population de la rive gauche de la Seine.

Autre exemple, le club de Grenoble. Le surnom de « Brûleurs de Loups », évoqué pour la première fois par le journaliste local Albert Fontaine, fait référence au récit d’un ancien évêque de Grenoble, Etienne Le Camus, qui avait raconté comment une battue fut organisée dans les forêts du Dauphiné en 1689 pour se débarrasser d’une redoutable meute de loups. On encerclait alors les loups dans les bois et les taillis puis on y mettait le feu. Ceux qui ne périssaient pas dans l’incendie volontaire étaient abattus au moment où ils cherchaient à s’enfuir. C’est ainsi que naquit l’expression « Brûleurs de Loups », qui allait devenir presque trois cents ans plus tard le surnom de l’équipe de hockey sur glace de Grenoble.

Enfin, d’autres clubs se contentèrent de modifier le surnom déjà habituel que leurs donnaient leurs supporters. C’est ainsi que les « Rouges » de Briançon, réputés pour leur ténacité et leur jeu infernal sur la glace, ont été rebaptisés du surnom plus évocateur des « Diables Rouges » lors de l’adoption généralisée des logos.


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